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Acte II - Europe - CSRD

Acte II : L'Europe entre en scène

Dans l'Acte I, nous avons vu comment le Label bas carbone est né en France en 2018 — bien avant que l'Europe ne légifère sur le climat des entreprises. Aujourd'hui, le feuilleton prend de l'ampleur : Bruxelles entre en scène, avec des obligations qui concernent des milliers d'entreprises françaises. Et le LBC, pionnier, s'y retrouve parfaitement positionné.

 

La CSRD : quand le rapport climatique devient un acte légal


Depuis 2025, les grandes entreprises cotées publient leur premier rapport de durabilité au titre de la CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive). Ce reporting européen standardisé comprend un volet climatique dédié — la norme ESRS E1 — qui exige notamment de documenter les contributions carbone volontaires de l'entreprise.


Le mouvement monte en puissance : les entreprises de plus de 1 000 salariés avec un CA supérieur à 450 M€ seront concernées dès l'exercice 2027, puis les PME cotées en 2028.


Et le LBC dans tout ça ? Depuis septembre 2025, les crédits carbone LBC sont officiellement compatibles avec la CSRD. Ils peuvent être mentionnés dans le rapport ESRS E1 comme contribution volontaire vérifiée, traçable dans le registre public national. Pas un argument marketing : une preuve documentée, auditée, inscrite dans un rapport légal. Ils ne remplacent pas une stratégie de réduction des émissions — ils en sont le complément crédible et opposable.

 

L'Europe interdit le greenwashing — la France l'avait déjà fait


En septembre 2026, la directive anti-greenwashing Empowering Consumers entrera en vigueur dans toute l'Union européenne. Elle interdira les allégations "neutre en carbone" non vérifiées, basées sur la seule compensation sans réduction des émissions démontrée. Une avancée majeure pour l'intégrité des marchés carbone.


Mais la France n'a pas attendu. Comme nous l'avons vu dans l'Acte I, elle a légiféré dès janvier 2023 avec la loi Climat & Résilience et ses décrets d'application. La directive européenne de 2026 harmonise à l'échelle du continent ce que la France pratique depuis trois ans. 

Le LBC, dont les crédits sont vérifiés par auditeur indépendant et inscrits dans un registre public, répond structurellement à ce que l'Europe va exiger de tous.

 

🔭 À suivre — Le CRCF, le prochain grand texte européen


L'Union européenne a adopté en 2024 le règlement CRCF (Carbon Removal Certification Framework), un cadre de certification européen des absorptions carbone

Son acte délégué pour les absorptions permanentes a été publié en février 2026 — mais les méthodes spécifiques à la forêt et à l'agriculture ne sont pas encore publiées

Le LBC et le CRCF partagent des bases méthodologiques proches, et une reconnaissance d'équivalence est envisagée à horizon 2027-2030. Un nouveau chapitre s'écrit — nous y reviendrons dès que les textes seront publiés.

 

 

📌 À retenir

  • La CSRD impose un reporting climatique légal : les crédits LBC figurent dans l'ESRS E1 comme contribution volontaire vérifiée depuis septembre 2025.
  • La directive anti-greenwashing Empowering Consumers entrera en vigueur en septembre 2026 dans toute l'UE — la France l'applique déjà depuis 2023.
  • Le LBC est structurellement aligné avec ce que l'Europe va exiger : vérification indépendante, registre public, transparence sur les projets.
  • Le CRCF est le prochain texte européen à surveiller : les méthodes forêt et agriculture sont en cours d'élaboration.

     

Dans le prochain épisode, le dénouement : Le SBTi, les absorptions et 2035 — les entreprises qui ont compris que les projets forestiers d'aujourd'hui seront décisifs demain. Ne manquez pas la conclusion.