Biodiversité et interactions essentielles aux arbres

Pour réaliser cet article, nous nous sommes inspirés d’un ouvrage très complet intitulé « Dix facteurs clés pour la diversité des espèces en forêt – Comprendre l’Indice de Biodiversité Potentielle (IBP)  », par C. Emberger, L. Larrieu et P. Gonin, édité par le Centre National de la Propriété Forestière. Cet article résume les principales « interactions biologiques essentielles aux arbres », intervenant dans trois éléments majeurs de la vie des arbres et des forêts :

Régénération

« La pollinisation des fleurs » : phénomène bien connu s’agissant des fleurs à pétales, il l’est moins s’agissant des arbres. Pourtant, eux aussi ont des fleurs, moins colorées certes, mais certaines d’entre elles sont bien pollinisées par les insectes : fleurs des cormiers, sorbiers, alisiers, saules, érables… Ne pas oublier que près de 70% des plantes ont besoin des insectes pour se reproduire ! 

« La dispersion des graines » : une fois fécondées, ces fleurs donnent des fruits et des graines qui sont ensuite consommées par les animaux : mammifères, oiseaux, insectes vont ainsi contribuer à disperser ces graines et les transporter plus loin pour faire « migrer » les arbres.

Un « substrat propice à la régénération de certaines espèces » : de nombreuses espèces vivantes sont présentes dans le sol. C’est le cas des insectes et champignons qui  vont alors travailler à altérer et décomposer les bois morts. Ce qu’on appelle des chablis, les arbres tombés au sol, vont entrer en phase de décomposition, ce qui constitue un très bon substrat pour la germination d’un certain nombre d’essences forestières.

Croissance et productivité

Fertilité des sols : de nombreux organismes participent à décomposer les matières organiques tombées au sol (feuilles, bois mort) : vers de terre, arthropodes, champignons et bactéries brassent cette matière, la décomposent, creusent pour emmener la matière organique dans le sol. Ces actions combinées conduisent à minéraliser cette matière organique et donc enrichir les sols des ions et molécules simples nécessaires à la croissance des arbres.

Symbiose arbre-champignon, l’action des mycorhizes : Les champignons mycorhiziens développent des filaments qui s’associent aux racines des arbres : c’est la symbiose mycorhizienne, où les champignons reçoivent, à partir des racines des arbres, des sucres issus de la photosynthèse qu’ils ne peuvent pas réaliser eux-mêmes. En échange, les champignons vont, grâce à leurs filaments pouvant explorer les sols plus loin et plus efficacement que les racines, fournir aux arbres l’eau et les nutriments dont ils ont besoin.

Protection face aux agressions extérieures

Régulation des espèces : certains oiseaux prédateurs vont contribuer à limiter la population des insectes «ravageurs », régulant ainsi naturellement leur prolifération. C’est l’exemple de la mésange, redoutable prédatrice de la chenille processionnaire. Elle consomme jusqu’à 500 chenilles par jour en période hivernale, et contribue ainsi à limiter les dégâts causés aux arbres.

Protection des racines : les filaments des champignons mycorhiziens évoqués plus haut ont aussi un rôle de protection des racines, formant une véritable barrière mécanique, un « manteau » protecteur protégeant les racines des arbres  d’éventuelles attaques de pathogènes.

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