Influence des arbres sur le climat à l’échelle régionale (Partie 2)

Influence sur les précipitations

Les arbres « boivent » l’eau du sol, et évacuent une grande partie de cette eau par l’évaporation et la transpiration de leur feuillage, après avoir satisfait leurs besoins physiologiques. Au-dessus des forêts, se créent alors des nuages, fruits de cette évapotranspiration que nous avions précédemment évoquée.

Les forêts sont un véritable vecteur de transport de l’eau. Depuis les océans, où l’eau s’évapore et forme des nuages, elle est à nouveau attirée par la forêt qui réceptionne les précipitations et poursuit ce processus de « production de nuage ». La forêt, grâce à ses massifs importants, participe alors au transport de cette vapeur d’eau et à la progression de la pluie vers l’intérieur des terres.

D’après certains auteurs, les forêts pourraient même augmenter la chute des précipitations chaque année de 8 à 10%. Cette question reste discutée, toutefois la disparition de forêts dans certaines régions, combinée à d’autres facteurs climatiques, a un impact certain sur le niveau des précipitations observées.

Au total, ce que l’on peut dire, c’est que la forêt et la pluie sont intimement liées : plus il pleut et plus la forêt est dense, et plus la forêt est dense, plus elle participe au cycle de l’eau grâce à l’évapotranspiration ! A l’inverse, moins de forêt, c’est une diminution des précipitations, en particulier dans les terres plus intérieures éloignées des océans. Diminuer l’état boisé, c’est donc favoriser les conditions d’un climat plus sec, au moins à une échelle locale.

Limite le ruissellement et l'érosion

La forêt diminue très fortement le ruissellement de l’eau à la surface du sol. Grâce à son feuillage qui intercepte une partie des pluies et en atténue la violence, la forêt réceptionne en quelque sorte les précipitations. Au niveau du sol, la litière, constituée par les feuilles mortes et accompagnée par les mousses, poursuit ce travail d’absorption de l’eau avant de la libérer progressivement pour alimenter le sol.

Ce faisant, la forêt agit comme une éponge qui retient l’eau en excès, puis la libère peu à peu, régulant ainsi le régime des eaux. D’un côté elle limite l’impact des crues et le transport de matières (terre et cailloux), et d’un autre côté elle favorise un débit minimal d’eau dans les cours d’eau en fin de saison sèche.

Influence sur les avalanches

Enfin, en zone de montagne, les arbres un ont rôle important pour limiter l’impact des avalanches. Une forêt ne peut retenir une avalanche bien sûr. Mais dans une zone de départ d’avalanches, les forêts peuvent retenir le glissement du manteau neigeux et empêcher dans de nombreux cas la formation d’une avalanche. Comme les forêts de montagne dépassent rarement les 2100 m environ (limite de l’étage subalpin), elles jouent un rôle protecteur pour les village situés à proximité qui sont ainsi mieux protégés des risques d’avalanche et de certains éboulements.

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