Le rôle des arbres dans la circulation de l’eau

Dans un contexte de forte diminution des ressources en eau et de pollutions de toutes sortes, les préoccupations sont nombreuses autour de la question de la préservation de l’eau et de sa qualité. Or, les forêts participent au cycle de l’eau et jouent un véritable rôle pour la préservation de cette ressource.

La place de la forêt dans le cycle de l'eau

Où se situent les forêts dans le cycle de l’eau ? Nous l’avons appris à l’école, l’eau passe d’une forme à une autre, au travers des précipitations, de l’évaporation (en plus de l’évapotranspiration qui résulte des végétaux, et donc des arbres) et des déplacements de vapeur d’eau. Les forêts participent à ce cycle en contribuant à l’évaporation de l’eau qu’elles reçoivent en particulier par les précipitations, et ce au cœur même des territoires. 

Au cours de ce cycle, l’eau peut aussi être stockée plus ou moins longtemps dans les sols pour former des réserves souterraines, que l’on appelle des aquifères et parmi lesquelles nous pouvons citer les nappes phréatiques. Nous allons le voir, la forêt contribue à constituer ces réserves d’eau douce et potable conservées sous terre.

Le bilan hydrique en forêt

Si nous regardons de plus près les grands principes que nous venons de citer, les arbres jouent plusieurs rôles dans le cycle global de l’eau. On parle de bilan hydrique, constitué de flux entrants (précipitations, remontées capillaires depuis les nappes, ruissellements), et des flux sortants, parmi lesquels 3 principaux phénomènes constituent l’évapotranspiration :

  • La transpiration des arbres grâce à leurs feuilles (déjà abordé dans un précédent article)
  • Avec leur feuillage, les arbres interceptent les pluies, ce qui contribue à une évaporation directe de cette eau
  • A cela s’ajoute un phénomène d’évaporation du sol et de la strate herbacée.

De plus, la présence même des arbres est favorable à la circulation de l’eau en forêt, au stockage de l’eau dans les sols :

  • Les arbres ralentissent l’arrivée de l’eau au sol après une précipitation (égouttement, écoulement le long des troncs) ;
  • L’ombrage des arbres diminue l’évaporation du sol
  • La litière aux pieds des arbres et leurs racines ralentissent et diminuent le ruissellement vers l’aval, à la faveur d’un drainage et du stockage de l’eau dans les sols.

En effet, les arbres drainent l’eau au-dessous des racines : selon les caractéristiques du site, ces différents flux vont alimenter les nappes et cours d’eau. Ce drainage est favorisé par la porosité et la rugosité des sols : l’infiltration dans les nappes est donc favorisée, au dépends du ruissellement en surface.

En plus de favoriser le drainage, la forêt réduit fortement les débits de crues, grâce aux mécanismes que nous venons de citer : interception, transpiration de l’eau et infiltration.

Ce que nous venons décrire constitue une partie seulement des co-bénéfices rendus par la forêt au titre de la ressource en eau. Dans nos prochains articles, nous verrons le rôle des arbres sur la qualité de l’eau, en particulier l’eau qui coule dans notre robinet !

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